délicats gris

Haut, distingué,monochrome gris,

le Super Silette LK paraîtrait presque anglais, n’était la linéarité des formes. Les angles sont nets, marqués, le bandeau supérieur utilise toute la largeur de la façade en cinq éléments juxtaposés, de largeur, valeur lumineuse et décoration différentes : cellule quadrillée presque noire occupant toute la hauteur, petit losange creux du télémètre sur fond métallique rayé de gris foncé, double cadre gris moyen de l’affichage lumineux dans le viseur, viseur presque opalescent,nouveau losange, de la marque cette fois, à nouveau sur fond métallique rayé, le tout ceint d’un cadre chromé rejoignant le capot.

Le déclencheur

est analogue à celui des Optima: triangle lobatchevskyen, profond, métal strié sous le doigt, métal lisse sur les autres arêtes, peau de dragon noir bornée d’un fin miroir brillant.

Le réglage de l’aide mémoire

du type de film sous la molette de rembobinage obéit à des règles diaboliques : débloquer la molette, la soulever en butée, glisser la pulpe de l’index sous la molette tout en la maintenant avec le pouce, faire tourner la ténue couronne intérieure.

Apparente symétrie linéaire de gris monochromes assortis d’ensemble, rompue par les courbes contradictions et aspérités du déclencheur, doucement amortie par le bandeau supérieur, homogène mais inégal, harmonieux mais changeant au regard. Le côté sombre du Super Silette LK est bien là.

 

Ce contenu a été publié dans formes, oppositions, rapprochements, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.